Francbâtards (album)

by Francbâtards

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about

Premier album du groupe!

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released January 25, 2014

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Francbâtards Montreal, Québec

Francbâtards rassemble des francophones d'à travers le monde: Québec, France, Île Maurice et l'Île de la Réunion. Il s'inspire aussi du concept de batarsité de Danyel Waro. Les différents horizons musicaux des membres qui forment le groupe amènent un mélange de genre allant du Ska/Reggae au Rap/World, touchant aussi au Funk et au Punk. Autant de styles revendicateurs et qui invitent à danser! ... more

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Track Name: Déracinés Des Hommes
L'arbre dans la terre, prend de l'eau, donne de l'air
L'Homme pollue l'air, vole l'eau, viole la terre.

Difficile de croire, en nos dirigeants, ciboire
Qui nous laissent croire
Que nos mines et nos forêts, véritables mines d'or
Sont bien exploitées, et bien exploitables
Par ces exploiteurs américains, ou américanisés
Qui sont non-taxés et non-imposés,
Qu’on laisse profiter, qu'on laisse s'engraisser.

Ils utilisent la sous-traitance
Question de malveillance
Ils polluent sans surveillance
Exploitent avec incompétence, car sans pénitence
Préfèrent s'en mettre plein la panse
Ils digèrent nos ressources
Comme ils le font avec l'eau de source
Ils font ça à la course
Question d'avoir du lousse
Et d'avoir tout détruit
Avant qu'on ait réagi, à toutes leurs conneries
Qu'ils préfèrent faire ici!

(*)
Maronèr, malokèr, dann RMI mâle oki.
Fin d'mwa nou lé oki
Liberté, maléré, komandèr sa malèr
Simagré arété,
Bann pésèr mavouzé bann plantèr rèt atèr.

Sèt an tèt i antèt, bann rékin malonète
Sèt an ké vite i pèt.
Lé pa bon mé nou asèt mèm.
Nou lé révolté mé nou kasèt mèm.
Twé na pi larzan mé ti dépans mèm,
To la fin' obèz mé ti manz mèm.

Car ici, ils ne paient pas pour les dégâts
Préfèrent dégâts r'pires
Laissant la dette écologique
Au peuple dans la mire.
Car les trous sont ici
Comme dans Trou Story
C'est une True story
Ce n’est pas une Toy Story.
Les politiciens jouent ici
Leurs enveloppes fructifient
Tant que le peuple d'ici
Préfèrera Loft Story
Nos ressources seront détruites

L'arbre dans la terre, prend de l'eau, donne de l'air
L'Homme pollue l'air, vole l'eau, viole la terre.

(**)
Minui, mi mars dann somin
Fénwar fé pèr amwin,
Anplis parey in ga kasèt derièr pié d'tamarin.
Ala li sort' li di amwin :
"Done kaskèt, baskèt, téléfone, le fric aboul."
Ui té marmay fo fé tansion lé ga na kagoul,
Mé riskap cé li na plis pèr ké ou.
Riskap la misèr kapay son kèr pou zèt sa dann somin.
Lo système la gayn ali, riskap li va gayn amwin,
Dann son min na in fizi, dann lé mièn rienk in zwin.

I pous, mi ras, i sèk, mi trouss
Alala mi touss i déstrès la frouss.
Vèy si vi virvol anlèr, zoli flèr
Man vi va vang vitman, dési varang la tèr.
Alon varanguèr ! Alon vol volèr !
Koman papang, kapay tang.
Koman la sann, i arsèrv i arflanm.
Koman lodèr l'ylang la lir mon lang kosé,
Koman bann fanm kapay ton kèr trann sofé.
Sofé, sofé, sofé.
Koman solèy bondié dési gran matin rozé.


Les ressources vitales, terre, eau et air,
Ne sont plus disponibles pour moi et mes frères.
Le capitaliste a capitalisé.
Il ne faut pas capituler, à la capitalisation,
Refusons l'uniformisation!
Ils contrôlent l'information,
Veulent faire de la formation
Par internet, les journaux et la télévision
Refusons la formalisation!
Car si pour eux c'est la seule possibilité
Et que ce n’est qu'une formalité.
Je propose de se former
Et d'être prêts et engagés
Pour ne pas se faire manipuler
Par les nouvelles royautés!

(***)
Mi artrouss, ti touss
Ton léspri i pouss.
Mounwar fo lévé,
Alon plant sa dans la brouss !
Soman vèy, si vi va chap atèr petit frère.
Bonpé i zalouz, i abiz,
Ton kèr i mavouz.
Na in pé i taz, aprésa i raz koko.
Mé to la fin alé, on zié i plèr rouz.
Koman bann zarmé ral si bann zèn.
Koman gro bidzé i ramèn la pèn.
Koman pou la santé ti anval kasé brilé.
Koman la sèn télé tass la sèn dan ton pié.
Brilé, brilé, brilé.
Koman solèy bondié dési in landmin kasé. x2
To la mèt léfé,
To la mèt léfé kasé !

L'arbre dans la terre, prends de l'eau, donne de l'air.
L'Homme pollue l'air, vole l'eau, viole la terre.

__________________________________________

*
Maronèr° mal au cœur
RMI, hommes fauchés,
Liberté, malheureux. Les dirigeants et leur malheur.
Arrêtez les simagrées.
Les pêcheurs délaissés et les planteurs la risée.
Ceux en tête s'entêtent, des requins malhonnêtes.
Ceux en queue vite s'essoufflent.
Ce n'est pas bon mais on achète quand même,
On est révoltés mais on se cache quand même,
Tu n'a plus d'argent mais tu dépenses quand même,
Tu es déjà obèse mais tu manges quand même.

°Esclaves qui fuyaient l'oppression
pour s'établir dans la nature réunionnaise. (Cf. Kaf Maron)


**
Minuit, je marche dans la rue.
L'obscurité m'effraie,
En plus on dirait qu'un mec se cache derrière le tamarinier.
Il surgit puis me dit :
"Donne! Casquette, baskets, téléphone et le fric aboule!"
Il faut faire attention aux mecs cagoulés,
Mais peut-être qu'il a plus peur que toi.
Peut être que la misère s'est emparée de son cœur
Pour le jeter dans la rue.
Le système l'a eu, peut-être que lui m'aura,
Dans sa main il y a un fusil
Et dans la mienne juste un joint.

Ça pousse, j'arrache, ça sèche, je roule,
Et la je tousse, ça déstresse la frousse.
Prends garde! Si tu virevoltes en l'air, jolie fleur.
Mais vis, va vite flâner sur la varangue de la Terre.
Allons varangueurs! Allons voler les voleurs!
Comme le papangue qui attrape le tangue.
Comme la cendre, qui renaît et flambe à nouveau.
Comme l'odeur de l’ylang a lu sur mes lèvres,
Comme les femmes qui saisissent ton cœur qui chauffe.
Chauffé, chauffé, chauffé.
Comme le soleil de Dieu, sur la rosée à l'aube.

***
Je roule encore, tu tousses
Et ton esprit pousse.
Il faut se lever,
Allons planter ça dans la brousse.
Par contre prends garde,
Si tu tombes petit frère!
Beaucoup jalousent puis abusent,
Et ton cœur déteint.
Il y en a qui te bourrent le crâne,
Et ensuite te le rasent.
Mais tu es déjà parti, tes yeux pleurent rouge.
Comme les armées qui embobinent les jeunes.
Comme les gros budgets qui annoncent la sentence.
Comme pour ta santé tu avales des cachets, brûlés.
Comme les chaînes de télé t’enchaînent les pieds.
Brûlé, Brûlé, Brûlé.
Comme le soleil de Dieu sur un lendemain cassé.
Tu te défonces aux cachets, maintenant tu encaisses.
Track Name: Rude Boy
(*)
La di amwin koma la vi terla lé tro malizé
Na in pé man le zo
Koméla i prétan détrwa lé traumatizé
Forstan gayn kouto dann do

Rude boy rude girl reggae (x2)

Ne sois pas fâché, ne sois pas frustré il ne faut pas être traumatisé

Il y a encore de bonnes personnes,
Des gens qui jouent et sourient.
Chante la vie jette l'ennui,
Ne sois pas envieux.
On vit bien mieux ainsi
On vit bien mieux assis là-haut.
On vit bien mieux ainsi.
On vit bien mieux assis là-haut.

(**)
Mi krwa nou lé kapab gard zanimo zéléman anmayé
Koman in piè d'bwa ek delo
Kan nou va tir dan lo kèr sa zizman anmaré
Nou ossi nou sra bo

Rude boy rude girl reggae (x2)

No te enfandado
No te frustrado
No queda traumatizado

Rude boy rude girl reggae (x2)
____________________________

*
On m’a dit qu’ici la vie est trop difficile.
Certains mangent les os.
Maintenant on dit que d’autres sont traumatisés
A force de coups en traître.

**
Je crois que nous sommes capables de voir la vie connectée entre éléments et vivants.
Comme un arbre et l’eau.
Quand nous enlèverons des cœurs les jugements trop ancrés,
Nous aussi nous serons beaux.
Track Name: Bulletin Spécial
Bonsoir et bienvenus à ce bulletin spécial des Francbâtards.
Attention, nos informations servent à informer.

En effet, nous nous donnons le mandat
D'informer, mandater, constater
Notre constat est loin d'être à l'amiable
Constat d'infraction
Des grandes sociétés aux budgets qui dépassent l'entendement
Où le riche écrase le mendiant

Dans ce monde où seulement 1% contrôle richesses et argent
Armés de nos paroles jusqu'aux dents
Il est temps de trouver un traitement
Nous n'accepterons plus jamais leurs agissements.

Certains sont en train de se défendre
Je suis tenté de dépeindre
Ceux qui sont en train de tout prendre
Ils ont tenté de nous feindre
Pour quelques comptes à rendre,
Soi-disant plus rien à craindre
Il ne nous reste plus qu’à attendre
Gentiment et sans se plaindre.
Mais avant que l’on ne donne un prix à tout
Il faudra à tout prix jouer l’atout
De notre quantité, de nos qualités
Face à l’austérité qui jamais ne s’est tue
Tantôt prête à tout
Tantôt que feras-tu si elle te jette au trou ?

Et tous les enfants grandissent dans ce monde déprimant dément
Plein de mensonges, de démons,
Qui les démantèlent, les démontent.
Il faudra leur dire que dans un film d’action, aucune morale quasiment.
Que la beauté ne correspond pas à la pub pour sous-vêtements.

Refrain
(*)
Li la di koma la sé volé i fo li fé
Malgré li sa ni fou, lé marké dann son zié.
Li la di koma la sé volé i fo li fé
Et Malgré li vir fou
Dann bor somin dobout saroy dilo, ziska la mèr va koulé
Dann bor somin dobout saroy dilo, saroy dilo salé


(**)
Zot i lav zot min sanm nout pléré
La di suiv lo pa mé si ti vé pa
Konsidéré danzéré tilé
Koman Lumumba sinon Shankara
Zot i lav zot min sanm nout pléré
La di suiv lo pa mé si ti vé pa
Konsidéré danzéré tilé
Koman Kuti Fela, Gandhi, Mandela


Corruption ouvertement correcte
Esclavagisme accepté
Tant que discret et éloigné

Maître du monde de la médiocratie
de la médiacratie
De la nouvelle aristocratie
Rois et reines payés
Par notre quête de grandeur
Par notre quête de bonheur
Brisons ces traîtres en costards,
car il sera bientôt trop tard

Sais-tu ce que le FMI et la Banque Mondiale font au Ghana ?
Ils ont interdit la rizière locale et privatisé l’eau.
Les prix vont hisser quant à l’usage de l’eau,
Mais cela profite à qui importer du riz dans le pays.
Sais-tu ce que la France et les Etats Unis font au Mali ?
Apparemment un super plan pour contrer les Chinois.
S’accaparer le travail du temps sur une pierre qui brille,
Pense au Canada, au RDC, au Rwanda.
L’occident tend à inciter les pays fragiles.
Insistants occupants, ou explosion d’une guerre civile.
Mains-mises, alliances, pactes, traque, trahison,
Petit homme braque une banque et le jette en prison.

(***)
Non la pokor fini dann Gaza.
Mé sa banna lé gazé
I taz i raz i gaz pou larzan.
Dawar zot mèm défazé.
Kan ti tyinbo domoun an ba
Pli fasil po twé kontrolé
Sa mèm nou kour dérièr larzan
Sa mèm nou yèm gard télé.

Ils ont de bons outils,
contrôlent, hypnotisent
Illuminent vos pensées
Ne pensez pas qu'ils ne savent pas
Ne pensez pas qu'ils ne veulent pas
Beaver Club et Sagard ne sont que deux exemples répertoriés
De ce qui doit être montré
( Ziska kan sa viré, ziska tan saviré)
Il est temps de s'informer.

Ne pensez pas qu'ils ne savent pas
Ne pensez pas qu'ils ne veulent pas
Ne pensez pas qu'ils ne peuvent pas
Nais, vieillis, meurs et vis, trahis, contrôle, illumine et détruis.

(****)
Té zèt karkas bèf dann lo
Bann vré rékin si la tèr
I débat i soubat an salo
Pou sa la vi dann la mèr
Sibvansyon i sort pa dann biro
Valèr anvolé ek mantèr
Sakinn i vèy ryink son bato
Rèt pri dann filé profitèr

Refrain

Je me questionne sur la maladie du SIDA
Longtemps déjà, nombreux sont ceux qui subissent l’incident.
Ainsi donc, tâchons de ne pas devenir aussi cons
Que ceux qui disent qu’en Afrique les faits sont coïncidents.
Alors décidons que ceux qui doivent être jugés le soient.
Et d’ici là forgeons notre esprit dissident,
Ne semons pas les selles de l’information
Mais plutôt celle scellée, qui plus-est pour une raison.
Ensemble sortons de la fiction
L’enjeu est de taille, nous formerons la faille
Celle qui emmènera la fission,
Fiers et solides comme la maille.

(*****)
Ziskakan sa viré
Ziska tan saviré
Mé koman tout’ domoun sar fé
Si sakinn i batay son koté.

Ne pensez pas qu'ils ne savent pas
Ne pensez pas qu'ils ne veulent pas
Ne pensez pas qu'ils ne peuvent pas
Ouvrez vos yeux !
________________________________

*
Il avoue que le vol est sa dernière solution,
Et même s’il devient fou.
C’est écrit dans ses yeux.
Il avoue que le vol est sa dernière solution,
Et même s’il devient fou.
Debout, sur le bord de la route il porte l’eau,
Jusque la mer elle coulera.
Debout, sur le bord de la route il porte l’eau,
Il porte l’eau salée.

**
Ils lavent leurs mains avec nos larmes.
Ils ordonnent de suivre le pas, mais si tu refuses
Tu seras considéré dangereux,
Comme Lumumba ou Sankara.
Comme Fela Kuti, Ghandi ou Mandela.

***
Ce n’est pas encore fini à Gaza.
Mais ces gens sont fous
De convaincre, raser et gazer pour l’argent et le pouvoir.
Ils vivent dans un autre monde.
Quand tu maintiens les autres dans la misère
C’est plus facile de les contrôler.
C’est pour cette raison que nous courrons derrière l’argent,
C’est pour cette raison que nous sommes captivés par la télévision.

(Jusque quand allons-nous virer ?
Jusque chavirer)

****
Ils jetaient les carcasses de bœuf dans l’eau.
Les vrais requins ont sur terre,
Il débattent et se battent comme des salops
Pour la vie au fond des mers.
Les subventions ne voyagent qu’entre bureaux.
Les menteurs font s’envoler nos valeurs,
Ceux qui ne surveillent que leur petit bateau
se feront prendre dans le filet du profiteur.

*****
Jusque quand allons-nous virer ?
Jusque chavirer.
Mais comment allons-nous tous faire,
Si chacun se bat de son côté ?
Track Name: Errance
Je marche dans la rue
Questions plein la tête
Pu le temps de faire la fête
La vie et ses obligations
Pas trop s’faire prendre pour un con
Surtout pas par ses patrons.
Questions plein la tête
Pas savoir quoi faire, trop de truc à faire,
Vouloir virer le monde à l'envers c’est pas facile à faire
Jamais été capable de me taire, ça commence à être de plus en plus clair.
Fak j’marche à la recherche de la compréhension du moment présent,
Commence à pu avoir le temps.
La vie s’pas juste des bons moments
On essaie de profiter pendant que s’t’encore le temps.
Questions plein la tête
La vie s’pas une quête
La réalité c'est un casse-tête
S’t’un mal de tête s’t’un mal de fête
Le monde sont bêtes s’colissent ben de tes malheurs
S’colissent ben de tes ardeurs
Ils ne veulent pas vraiment d'un monde meilleur
Leur acquis c'est ce qui compte
Tant qui ont du cash dans leur compte
Se foutre de qui a encore des contes
Préfère s’conter des accroires
Tout en dépression, mais s’pas grave personne n’en parle
Fak’ je prends la musique, la musique comme un médicament
La musique, la musique, la musique comme un médicament
La musique... comme un médicament.

(*)
Kozé doré kraz nout fièrté,
Dizon la frans na la vérité
Partou si la tèr inpliké,
Ramas mantèr pou ramas moné.
Astèr mwin na pi lo kor pou fé lo fièr
Va aprann amwin alé fé la guèr
Tir si mon frèr dan la mizèr
Astèr mon tousèl mi bril an anfèr
Ou dann simetièr si ti préfèr
Mistèr, mi ère RMI pa volèr mi lé
Viré direksyon la rivièr
Rièr, prièr mi fé.
Kilé delo la mèr koté mon kèr
Salé, sélé, silé tro tar skizé,
Défwa mi rèv kan fo mi lèv.
Koz nou ral si in koukoun détrwa sa di lé ga lé gazé.
Kissa lé, amwin lé, si mi lé zot tout’ ilé

Si mi lé zot tout i lé
Si vi lé nou’tout i lé

Funky ska!

J'ai longtemps erré dans les dédales musicaux
Français, québécois et internationaux
J'ai même étudié la musicologie
Et chaque jour je pratique ma musique au logis
Mais la question du fric dans la musique n'est pas logique, y'a comme un hic
Alors tu vitupères, mais c'est ta vie que tu perds
Donc laisse faire l'oseille et exerce tes oreilles car
Si tu persévères et perces,
Sévère sera l'impact de tes vers sur tes pairs, mon frère.
À chacun sa technique
Pour ne faire qu'un avec la musique
À chacun sa formule secrète
Pour concocter l'élixir parfait
À l'attention des faux-jetons qui,
À la moindre occasion donnent à tous leur opinion, de cons
Et prolifèrent sur Terre la misère intellectuelle
Choisis tes amis et tu verras comme la vie est belle.

(**)
Astèr ke mwin lé mor mi wa byin klèr
Tou l’pé d’mantor ek tou l’pé d’mantèr
La di kan la pli tonbé bondié i plèr
Wi ben lé vré, dépui an lèr
Tou l’bann nians la tèr mi wa
Astèr toute lé klèr mi konpran poukwé fo nou krwa
Dan in nafèr mé anka
Si to lé tro fièr prangard tro lonèr ral ton kèr
Ziska li ranpli la pèr
Aprèsa pli zamé ti krwa dann in nafèr
Anlèr koman pièdbwa kan so la flèr
I bri domin ziska mwin twé li lé flèr
Kissa lé pa, frèr kièt pa mwin lé la
Po twé, po mwin, po li kissa lé la

Ère rance ne pas tout croire de ce qui est dit
Ils font tout pour vous tromper
Le goût de l'air est âcre
Société ancrée, culte sacré, ils veulent capitaliser
Ère rance, renseigne-toi l'air est pollué, il faut arrêter
Ère rance, renseigne-toi l'air est pollué, il faut arrêter
De s’faire des accroires.
______________________________________

*
Les belles paroles écrasent notre fierté
Soit disant la France détient la vérité
Partout sur Terre impliquée
Elle ment pour amasser l’argent
À présent je n’ai plus de corps pour faire le fier
Ca m’apprendra à aller faire la guerre
Tirer sur mon frère dans la misère
Maintenant seul je brûle en enfer
Ou dans un cimetière si tu préfères.
Mystère, j’erre
RMI, je ne suis pas voleur.
Tourné vers la rivière
Rieur, je prie.
Mais où est l’eau de la mer?
Près de mon cœur salé, scellé
S’il est trop tard désolé
Parfois je rêve quand je dois me lever
Parce que je tire quelques taffes
Certains diront que je suis fou
Mais qui l’est?
Le suis-je?
Si je le suis vous l’êtes tous.
Si vous l’êtes nous le sommes tous.

**
Maintenant que je suis mort je vois clairement
Tous les mentors et tous les menteurs.
On dit que lorsque la pluie tombe Dieu pleure.
C’est bien vrai.
Depuis là-haut je vois toutes les nuances de la Terre
Aujourd’hui tout est clair
Je comprends pourquoi nous devons croire
En quelque chose.
Mais si tu es trop fier prends garde à ce que trop d’honneur
Ne noircisse pas ton cœur,
Et qu’ensuite plus jamais tu ne crois en une chose
Haute comme un arbre
Quand ses fleurs brillent jusque demain
Toi, moi, lui,
Fleur qui ne l’est pas.
Frère ne t’inquiète pas je suis là
Pour toi, pour moi, pour lui, qui est là ?
L’un et l’autre,
L’un est l’autre.
Track Name: Mouton Noir
Il faut que je t'en parle
même si pour toi c'est anormal
même si pour toi c'est hormonal
même si tout le monde s'en criss pas mal

Quand tu es le seul à le croire
Le seul à le vouloir
Celui qu'on met à part
Ne laisse jamais les autres
Rendre ça illusoire

Crois en tes convictions
Quitte à te faire traiter de con
Crois en tes convictions
Brise leurs conventions
Leurs idéaux suivent des restrictions

Leurs croyances sont populaires
Pour eux la vie c'est parler en l'air
Ils sont plus que terre-à-terre
mais ils oublient la terre
Ils oublient la mer
En oublient même leur mère
Ils me rendent amer

Comme des citrons
Ils n'ont pas d'opinions
Comme des citrons
Ils n'ont pas de convictions
Je leur remets le prix Citron
Remis au roi des cons
Au peuple des moutons.

Refrain
Je crois en mes convictions quitte à me faire traiter de con
Je crois en mes convictions je brise leurs conventions
Je crois en mes convictions je donne mon opinion
Je crois en mes convictions quitte à me faire dire non
(Mi pans mon fason malgré i pran amwin pou in kouyon)

(*)
Na sèt i mor ek kouto
Sèt i mor ek koud’bal
Sèt i mor dann loto
Mon lespri va lèv an fanal
Na sèt i krwa mwin lé pire
Sèt i di zot lé dir
Gonf ton kor si ti vé
Mon zafèr la natir oté

Na sèt lé mor dann vyéyès
Ou plito dann sazès
Sèt la trouv zot princès
Na in pé la pokor.
Na sèt i kont sèt i rès
Zot mèm la pou travay ator
Na sèt i ponp amor
Toul’pé d’san zot mantor
Non monmon krwa pa mwin lé mor
Si ti wa pi mon kor.


Refrain


(**)
Lotan latèr ansanm i tranm
Lé dé i batay in pé koman boug ek fanm.
Sou la limièr nout’tout ansanm
Mwin la fatigé rodé ki le syin ki le tang


Je suis un mouton noir
Le seul à le croire
Le seul à le vouloir
Celui qu'on met à part
Le seul pour qui ça ne semble pas illusoire

Refrain
_____________________________________

*
Il y a ceux qui meurent à coups de couteaux,
Ceux qui meurent à coups de balles,
Ceux qui meurent en auto,
Mon esprit s’élèvera en fanal.
Il y a ceux qui croient que je suis pire,
Ceux qui disent qu’ils sont durs.
Gonfle ton corps si tu veux,
Moi mon truc c’est la nature.

Il y a ceux qui meurent de vieillesse,
Ou plutôt de sagesse.
Ceux qui ont trouvé leur princesse,
Et d’autres pas encore.
Ceux qui comptent ceux qui restent,
Ce sont eux même qui travaillent à tort,
Ceux qui pompent le sang de leur mentor.
Non maman, ne me crois pas mort
Si tu ne vois plus mon corps.


**
Le Temps et la Terre tremblent ensemble,
Ils se battent un peu comme l’homme et la femme.
Sous la lumière nous sommes tous ensemble,
Je suis fatigué de chercher qui est le chien
Et qui est le tangue.
Track Name: Enragée
En rage Enragée
En rage Enragée
En rage Enragée
La jeunesse est Enragée

De toutes origines, de tous pays
Nous sommes toujours unis
Nous luttons pour nos idées
Jamais peur de militer
Toujours prêt et engagé
Toujours prêt à lutter
Pour tous les opprimés

En rage Enragée
En rage Enragée
En rage Enragée
La jeunesse est Enragée

Vous voulez lutter soyez informés
La vérité n'est pas à la télé
Quelqu'un vous dis quoi regarder
Les journalistes veulent vendre à tous pris
Ils se foutent des gens d'ici
Pour eux le peuple n'est pas uni
Seulement l'objet de leurs fantaisies
Power corporation joue avec l'information
Finance les Libéraux, mais jamais la liberté
Il n'ont pas d'idéaux, ils ne veulent pas changer
Se sont des enculés

En rage Enragée
En rage Enragée
En rage Enragée
La jeunesse est Enragée

(*)
Traka sa léta
An misouk ek lékol.
Na in pé po zot drwa
Zot la fini rant lazol.
Pi lo drwa kryié
Pi lo drwa kozé.
Gazé langété totosé zèspri fariné.

Tous unis,
Toujours prêt,
Continuons à militer

En rage Enragée
En rage Enragée
En rage Enragée
La jeunesse est Enragée
_____________________________________

*
L’état nous bourre le crâne secrètement à l’école.
Certains, pour leurs droits, sont allés en prison.
Plus le droit de crier, plus le droit de parler.
Gazés, frappés et tabassés nos esprits s’effritent.
Track Name: Ce Soir
Tous les amis, tous les dalons sont arrivés
La soirée peut débuter
Les amis veulent bouger,
Les dalons veulent danser
L'alcool coule à flots
Les amis veulent chanter
Les dalons veulent fêter
On danse sur nos flows

(*)
In koukoun in dodo
Sou lé filao nou fil dann lé o
Kan la rivé fénwar
Alon mont koté la plèn pofé in ti griyad
Ta war i vo la pèn
Ta war lé valab
Asswar i mèt an lèr
Fout laba traka
Pi bézwin zot la pèr
Terla zuisié pena

Refrain : Ce soir on fait la fête

Le jam est commencé
Les amis sont présents
La jeunesse est en feu
On va mettre le feu
Passe une petite frette
Avec du rhum charrette
Donne-moi une sortilège
Avec une bière Dodo
Au Québec comme à la Réunion
Les gens dansent sur notre son

(**)
¡Esta noche, vámonos! ¡Fiesta!
¿Que podriamos hacer juntos esta noche en la calle?
Vamos a pernear, vamos a bailar, vamos a beber.
Esta noche es de locura con mí gente
Traigo conmigo el ron añejo para hacer el saboreo del café de la isla
Con un cigarro en la mano, un sombrero en la cabeza,
Yo parecería a un gringo para hacer la fiesta
Vamos a ir a dónde el viento nos llevara,
Hacemos un desastre en la calle,
Hacemos un desastre en el pueblo.

(***)
Plèn d’Affouche, Colorado,
Plèn dé Kaf, Maïdo,
Nora pwin d’malizé
Nora pwin d’larisé
In ti guitar po zoué
In sézi po alonzé
Bli pal o ronm aranzé
Asswar i mèt an lèr
Fout laba traka
Pi bézwin zot la pèr
Terla zuisié pena

Refrain

Le concert est à peine terminé
On est déjà invités
Chez le gars d'à côté
Pour une nouvelle soirée
Rien à battre de la suite
Tant qu'on boit tout de suite
De toutes nos tripes
Ce soir on fait la fête
Si y a pas de plan de prévu
On fera la fête
Dans la rue

(****)
Alon fé pèt in gro dofé
Wi dann la fré va rofé
Toufason afol pa
Mi koné ti koné nou dor pa
Avan ki tonm la rosé
Aswar i mèt an lèr
Fout laba traka
Pi bézwin zot la pèr
Terla zuisié pena

Je viens de me réveiller
La tête cogne, mais le foie n'a pas abdiqué
J'ai soif et je suis prêt pour une nouvelle soirée
On repart sur la route pour une nouvelle histoire
On va rire et on va boire
Ça va continuer vous pouvez me croire

Refrain
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*
Un pétard et une bière sous les filaos
On monte dans les hauts quand la nuit tombe.
Allons dans les plaines faire une grillade
Tu verras ça vaut la peine,
Tu verras c’est super.
Ce soir on fait la fête
Mets tes soucis de côté
N’ayez plus peur des huissiers,
Nous n’en croiserons pas.

**
Cette nuit, allons-y!
Fiesta! Que pourrions-nous faire ensemble cette nuit dans la rue?
On va gigoter, on va danser, on va boire
Cette nuit avec les miens est extraordinaire
J’apporte avec moi le rhum vieilli pour déguster le café de l’île
Avec un cigare à la main, un chapeau sur la tête,
Je ressemblerais à un gringo pour faire la fête.
Nous irons où le vent nous portera
Nous mettons le bazar dans la rue,
Nous mettons le bazar dans le village.


***
Plaine d’Affouche, Colorado
Plaine des Cafres ou Maïdo.
Personne ne sera exclu,
Tout le monde dans la joie.
Une guitare pour jouer
Et des tapis de paille pour s’allonger
N’oublie pas le rhum arrangé.
Ce soir on fait la fête
Mets tes soucis de côté
N’ayez plus peur des huissiers,
Nous n’en croiserons pas.


****
Faisons un gros feu
Pour nous réchauffer dans ce froid.
De toute façon ne t’inquiète pas
Je sais que tu sais que nous ne dormirons pas
Avant que la rosée ne tombe.
Ce soir on fait la fête
Mets tes soucis de côté
N’ayez plus peur des huissiers,
Nous n’en croiserons pas.
Track Name: Lehoua
On s’est trop souvent fié,
De fait, préconçue était l'idée
Que l'amour pour toujours n'était qu'un simple tour
Qu'on associait aux troubadours
Ou dans les contes à ceux de la grande cour.

On s’est trop souvent fié aux idées préconçues
Préjugés et jugés par l'envie et le désir
D'une histoire à venir où l'on ne peut dire ‘pour le meilleur et pour le pire’

Mais s'il-te-plaît avouerais-tu
Qu'à chaque fois qu'on essaie
On est plus souvent déçu
Mais l'idée nous aurait plu.

Mais s’il-te-plaît ne sois déçu si ton idée est rompue
Par la réalité toujours ardue.
Qui l'aurait cru, qui l’aurait su?
Mais l'idée nous aurait plus

Mais lorsque la grande paix
Au-dessus s'était tue,
Et lorsqu'il fallait la comprendre
Etais-tu très têtu?
Car cela un couple peut fendre
Si l'amour tu ne peux plus rendre
Et que la main tu ne peux plus tendre.
Si on ne peut le comprendre,
Essayons au moins de l'apprendre
Sans trop penser à la prendre, la tendre.

Mais la guerre est arrivée, il ne fallait pas se surprendre
Si on s'est laissé prendre. Il ne fallait pas prétendre car le songe est le tendre
Qui vient souvent te prendre, telle la faux se fait entendre.
Guerre et amour coupés par les paroles d'un enfant pleurant la guerre.

On dit ‘qui sait apprendre se fait surprendre’,
Mais si tu es déjà bon gendre
De votre phœnix mutuel ravive souvent les cendres.
Et pour son amour passionnel
Dans tous les cas penses à l'étendre, ta belle
Dans les bras de la tendresse éternelle.
Est-ce éternel ?
Dans tous les cas pense à l'étendre, ta belle
Dans les draps de la tendresse éternelle.
Est-ce éternel ?

Des histoires effacées par la mort de son passé
Des histoires oubliées d'un homme et ses pêchés
Des histoires à oublier, des histoires à raconter

Maison sale, mais où celle
Qui nettoie mon cœur sale
Plein de sel lacrymal
Là je frôle l'animal.
À ras le sol, viscéral,
Un ras-le-bol insoutenable.
Je rêve, je vole sans fanal
Mais l'alcool au final…
Je décolle mais cale,
Elle n'est jamais folle mais râle.

Appelle-moi l'insouciant flâneur,
Car j'ai failli, mais failli.
Si j'avais su qu'il fallait suivre le rail,
Comme ceux qui font que rien ne vaille
Veuillent que je m'en aille.
La peur est de taille
Elle me travaille.
J'aurais tant voulu que vous vous en allassiez
Je finirais par me lasser de vos valeurs faussées.
De beautés masquées et effacées,
Avec ces faux-airs de société sous serre.
Mais plus belle est la fleur
Lorsque seule, elle a poussé du sol,
La rosée de l'air.
Développe le flair.
Trouve la sincère
Qui au cœur s'insère.
Ferais-tu mieux de taire tes ardeurs?
Mais surtout ta peur.

Mais sa peur au fond du cœur, tel l'art du flâneur,
L’attaquait telle une flamme meurt, par la faucheuse
Son âme qui meurt noyée par la peur d'une vie sans ardeur,
D'une vie à contrecœur, attendant son heure.
Le sablier égrainant le temps, le sabre tranchant le verre
Égrainant la saison, mettant fin à ce son .

La vie elle est claire,
C'est en l'esprit qu'est le leurre,
Mais chacun à son heure
Pourra tenter de s'en défaire.
Suis-je expert en la métaphore?
Sans prétendre être un phare,
Je proclame un effort lorsque l'on pratique un art.
Je proclame un effort lorsque l'on pratique un art,
Mais arrête si l'art était en toi mais n'est plus,
A quoi sert de crier si le vent ne t'entend plus?

Des histoires effacées par la mort de son passé
Des histoires oubliées d'un homme et ses pêchés
Des histoires à oublier, des histoires à raconter

Lorsque les 5 sœurs muses, Plume,
Trait, Masque, Oreille et Outil
M'ont misent devant le fait accompli
Je n'avais plus le choix.
"Accepte ! Ou de l'art repentis.
Toi! Tu n'en auras droit qu'à deux, selon ton Karma.
Le temps n'est pas chacal, il s'installe dans chaque art.
Donc surveille tes chakras car,
Il semblerait qu'ils ne soient pas assez ouverts,
Ou peut-être juste trop recouverts.
Et si un jour arrive l'heure, peut-être même que
Chacune de mes sœurs te souriront."
Et de suite, Plume sourit.
Mais Oreille elle, pourtant muette voulait parler,
Elle me tend une lettre sur un bout de papier.
De me séduire elle a tenté,
Pour ainsi dire n'a pas manqué
Sans mentir, sans me vanter… elle m'inspire,
M'aspire telle une spirale infernale de la création.
À chaque aspiration d'air
La vibration du son ne sort
Ni de la Terre ni de l'atmosphère,
Son aura pleine d'azote.

(*)
Azot, di amwin kossa zot la ni la pou fé
Akoz zot i vé rès drwat
Kan la tèr pé tourné.
Kont an bank barminé, koz toé la pou lèv
Ti katsou par santèn par milié.


Dans l’œil de la boite noire l’obturateur cligne au rythme du temps
En suivant les rythmes du temps qui encre le moment
Qui emboîte en un moment de magie placé sur l'écran
La pellicule à 8mm de l'arrivée d'un son mis sur papier
D'une image sur une fréquence, d'une poésie enregistrée
D'un son mis sur papier, d'une image sur une fréquence
D'une poésie enregistrée, d'une histoire à raconter.

Alors, suite à quoi elles m'ont donné la clef
Ou plutôt me l'ont greffé contre mon gré.
"Les portes du monde enchanté
Ne s'ouvrent pas au moment souhaité. Désolé.
Alors ne force pas, tu subiras,
Mais peut-être un jour pourras-tu voler ?"

L'artiste, l'artiste, L'art tisse sa toile
Sur l'artiste, sur la toile, l'art tisse sont art.
L'or attise l'artiste en lice dans les fanges des abysses du capitalisme.

Des histoires effacées par la mort de son passé
Des histoires oubliées d'un homme et ses pêchés
Des histoires à oublier, des histoires à raconter.

(**)
Dann tan mwin la dékoné
Zordi mi pèy lo pri.
Ziska oussa zot lé paré alé pou rod in ki.
Lo tan la miz si mwin,
Kan na pi manzé pou le kèr
Li rouv pi pou klèr somin.
In tan tou sèl,
In tan si la grèl,
In tan san intèl ni intèl.
Tèl kèl ki koman don ?!
Ziska frèl mi lé,
Mi vé dékokiyé po évolié
Mi sa volé.
Malgré na pwin la zèl.
Pi bézwin dantèl
La pli si la tol va bèrs ton kèr domyèl.
Kaz moulalé fanm mwin na pwin.
Mi yèm gard lo zié mwin lé fay pou fé le trin.
Vomié kas in kui, plito ké kas kolé.
Vomié si béki, plito ké ras korsé.
(Pran gard ta koulé. Pran gard ta koulé.)
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*
Vous, dîtes-moi ce que vous êtes venus faire ici.
Pourquoi restez-vous si droits alors que la Terre tourne?
Comptes en banque dorés parce que vous volez quelques sous par centaines, par milliers.

**
A l’époque j’ai déconné, aujourd’hui j’en paie le prix.
Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour draguer une femme?
Le temps a misé sur moi.
Quand il n’y a plus de quoi nourrir le cœur,
Il ne s’ouvre plus pour éclairer le chemin.
Un temps seul, un temps sous la grêle.
Un temps sans untel ni unetelle.
Donnez-moi une femme telle qu’elle.
Telle qu’elle qui?
Même frêle je suis,
Je veux sortir de ma coquille pour évoluer.
Je vais voler, malgré le fait qu’il me manque les ailes.
Plus besoin de dentelles,
La pluie sur la tôle bercera ton cœur au miel.
Maison sale, je n’ai pas de femme,
J’aime regarder les yeux, mais suis gêné de séduire.
Mieux vaut rire un coup plutôt que de reluquer,
Mieux vaut dormir seul que d’arracher un corset.
Prends garde ou tu couleras.